Gestion du Budget - Comment Maîtriser Vos Finances au Quotidien


Aujourd'hui, je souhaite aborder un sujet essentiel pour tout le monde, bien que parfois perçu comme complexe : la gestion du budget. Ce sujet, bien qu'il s'éloigne un peu de l'organisation domestique pure, est tout aussi crucial. Que vous viviez seul, en couple, ou en famille avec des enfants, la gestion du budget est une tâche incontournable. Certains s'y consacrent avec minutie, tandis que d'autres préfèrent l'éviter. La peur peut souvent nous en détourner, particulièrement en ces temps économiquement difficiles. Les hausses de prix récurrentes pèsent sur nos esprits, et la crainte de ne pas pouvoir subvenir à nos besoins peut être accablante.

Pourtant, c'est justement dans ces moments qu'il devient important de faire face à la réalité financière.

Dans cet article, je vais vous guider à travers les étapes essentielles pour établir un budget de manière simple. Je vous proposerai ensuite plusieurs astuces pour vous aider à respecter ce budget et à réaliser des économies.

Les Bases pour Établir un Budget

La première étape pour créer un budget est d'être réaliste et de poser les chiffres noir sur blanc. Commencez par noter vos revenus mensuels : salaires, aides sociales, pensions éventuelles, etc. Ensuite, dressez la liste de vos charges fixes, telles que l'eau, l'électricité, internet, le téléphone mobile, les assurances diverses, les crédits, etc. Une fois ces montants identifiés, il s'agit simplement d'additionner les revenus et de soustraire les charges.

Prenons un exemple : si vous vivez en couple avec un enfant en bas âge et que vous gagnez chacun 1700€ avec 100€ d'aides sociales, vos revenus mensuels totaliseront 3500€. Si vos charges fixes s'élèvent à 2000€, il vous restera 1500€ à budgétiser.

Cependant, n'oubliez pas de prévoir les dépenses non mensuelles telles que les impôts fonciers ou les frais d'ordures ménagères. Ces dépenses, bien que non récurrentes chaque mois, doivent être intégrées dans votre budget mensuel pour éviter les mauvaises surprises financières.

 

 

Gérer le Reste à Vivre et l'Épargne

Une fois le montant à budgétiser déterminé, répartissez-le entre les dépenses essentielles de la famille et l'épargne personnelle. Un premier conseil c'est de commencer par vous payer vous-même, c'est-à-dire de mettre de côté une partie de ce montant pour votre épargne personnelle. Vous pouvez choisir d'épargner un pourcentage fixe de vos revenus, en veillant à ce que le reste à vivre soit suffisant pour couvrir vos autres besoins.

Pour ce qui est des dépenses, l'alimentation représente souvent la part la plus importante. Il est crucial de prévoir un budget suffisant, en tenant compte des besoins spécifiques des tout-petits. Viennent ensuite les loisirs, tels que les sorties au restaurant ou les visites culturelles.

 

Suivi et Optimisation du Budget

Pour suivre efficacement votre budget, vous pouvez utiliser des enveloppes, qu'elles soient physiques ou virtuelles, dédiées à chaque catégorie de dépenses. Cette méthode vous aide à mieux contrôler vos finances et à éviter les excès.

En ce qui concerne les économies, la planification des menus à l'avance est une excellente stratégie pour éviter le gaspillage alimentaire et faire des courses de manière judicieuse. Pensez aussi à réévaluer régulièrement vos abonnements pour les renégocier si besoin, ou même changer de prestataire pour bénéficier de tarifs plus avantageux. Des sites comme Ideel.io peuvent vous assister dans cette démarche.

De plus, pour réduire votre consommation d'énergie, envisagez de sécher votre linge à l'air libre autant que possible ou d'utiliser des appareils électroménagers plus économes en énergie. Cette approche vous permettra de réduire vos factures sur le long terme.

 

Classeur Enveloppe Budget

 

Planification des Dépenses Imprévues

Il est également important de prévoir une petite réserve d'urgence pour faire face aux dépenses imprévues, telles que les réparations de voiture ou les frais médicaux. Avoir un fonds d'urgence peut vous éviter bien des soucis financiers en cas de coup dur.

C'est ce qu'on appelle l'épargne de sécurité. c'est a vous de fixer son montant. En général on dit que l'idéal c'est d'avoir entre 3 et 6 mois de revenus de coté. 

 

En suivant ces étapes simples et en restant discipliné, vous serez en mesure de mieux contrôler vos finances et de travailler vers vos objectifs financiers à long terme.

Astuces rangement et organisation

 

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Tout en ordre

04/10/2024

Transforme ton dressing : Guide pratique pour gagner de l'espace et du temps

Bienvenue sur le blog "Tout en Ordre". Je suis Amandine, passionnée par l'organisation et l'optimisation des espaces de vie. Aujourd'hui, je vous propose un article sur un sujet essentiel : l'organisation du dressing. En effet, c'est souvent l'endroit de la maison qui devient rapidement un véritable bazar, mais c'est aussi celui qui est le plus simple à désencombrer et à organiser efficacement.

 

Pourquoi commencer par le dressing ?

On peut vite accumuler trop de vêtements, souvent à cause de la surconsommation et de la facilité d'achats sur internet. Quand le dressing déborde, ca peut devenir difficile de trouver quoi porter, ca peut même nous angoissé un peu plus chaque matin de devoir choisir une tenue. C'est pourquoi je suis convaincue que désencombrer son dressing est une étape importante pour gagner en sérénité et se motiver à organiser le reste de la maison. Ca n'est, à priori, pas trop compliqué au niveau émotionnel de se séparer des vêtements.

Personnellement, j'ai grandi entourée de vêtements en abondance, toujours à la recherche de nouvelles pièces. Mais j'ai vite réalisé que cette accumulation rendait le rangement compliqué et qu'on oubliait vite les pièces qu'on avait dans nos armoires. C'est en découvrant la méthode de Marie Kondo que j'ai commencé à revoir ma manière d'organiser mes affaires, en particulier mes vêtements. Et aujourd'hui, j'ai affiné ce processus pour vous proposer une méthode durable d'organisation du dressing.

 

Le tri, première étape indispensable

Avant toute réorganisation, il est primordial de faire du tri. Pour cela, vous devez vider complètement votre dressing. Oui, vous avez bien lu : sortez tout, même les vêtements hors saison, les vestes, manteaux et accessoires qui peuvent être rangés ailleurs. Ensuite, prenez chaque vêtement en main et décidez si vous souhaitez le garder ou non.

Soyez honnête avec vous-même et évitez de conserver les vêtements « au cas où » (au cas où vous perdriez du poids, au cas où ils reviendraient à la mode, etc.). Si vous ne portez pas un vêtement, il n'a plus sa place dans votre armoire.

 

Se débarrasser des vêtements inutiles

Une fois le tri effectué, il est temps de désencombrer. Je vois beaucoup de client qui ont tendance à repousser ce moment, en laissant les sacs de vêtements dont ils ne veulent plus traîner dans le garage ou une autre pièce. Pour éviter ça, vous avez plusieurs options : vendre, donner, ou jeter les vêtements qui ne sont plus en état. Si vous choisissez de vendre, prévoyez une solution de repli si les articles ne trouvent pas preneur rapidement. C'est le piège de la vente... Si ca ne se vend pas on garde et la charge mentale reste présente.

 

Comment organiser votre dressing après le tri ?

Après avoir désencombré, il est temps de ranger les vêtements que vous avez décidé de garder. L'organisation dépend de l'espace disponible et des solutions de rangement que vous possédez déjà. Personnellement, je recommande de suspendre un maximum de vêtements, car c'est simple et rapide. Toutefois, si l'espace manque, il est important de savoir plier efficacement.

Ma méthode de pliage préférée est le pliage vertical (à la « méthode bouche »). Cela permet non seulement de gagner de la place, mais aussi de rendre chaque vêtement visible et accessible sans tout déranger. Cette technique est particulièrement efficace pour les enfants, qui peuvent ainsi choisir leurs vêtements sans mettre le bazar dans leur armoire.

 

 

Astuces supplémentaires pour un dressing organisé

- Utilisez des boîtes pour organiser vos vêtements pliés. Les boîtes en tissu, comme celles de chez IKEA (Skub ou Stuk), sont parfaites pour cela. Elles permettent de catégoriser les vêtements et de maintenir l'ordre dans le temps.
- Dans les tiroirs, notamment pour les sous-vêtements, des séparateurs de tiroirs sont très utiles. Vous en trouverez de nombreux modèles sur Amazon. Cela permet de séparer et de ranger efficacement les t-shirts, pantalons, pulls, etc.

 

Les avantages d'un dressing bien organisé

Un dressing organisé, c'est un gain de temps au quotidien. Vous ne perdrez plus des heures à chercher quoi porter, car tout ce qui se trouve dans votre dressing vous plaira et vous ira. En outre, vous réduirez le stress lié au désordre et à l’accumulation.

 

Besoin d’un coup de pouce supplémentaire ?

Découvrez mon programme « Transforme ton dressing »

 

Si vous avez besoin d'aide pour passer à l'action et organiser votre dressing de manière durable, je vous invite à découvrir mon programme "Transforme ton dressing". Ce programme contient des vidéos détaillées sur le tri, le désencombrement, et l’organisation, ainsi que des tutoriels de pliage pour chaque type de vêtement. Vous y trouverez également une liste de produits d’organisation recommandés et des conseils pour maintenir l’ordre sur le long terme. EN plus vous avez accès a un groupe Whatsapp pour poser toutes vos questions au moment de votre réorganisation. Je ne vous laisse pas seule, je vous accompagne!

Pour vous remercier de suivre le blog et le podcast, je vous offre un code promo! Avec le code MARYLOU10, vous bénéficierez de 10€ de réduction sur le programme jusqu'au 15/10/2024.

 

Alors, prêt(e) à transformer votre dressing ? Cliquez juste en dessous pour découvrir le programme!

 

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03/09/2023

Faire des listes efficaces

listes efficaces

La liste idéale permet de se souvenir de la tâche à faire au moment où on peut la réaliser. Vous avez déjà remarqué qu’on se souvient souvent d’une tâche à faire au moment où on ne peut pas s’en occuper ?

Quand on a trop de choses à faire, la liste permet de se vider la tête, d’y voir plus clair et de ne rien oublier. Encore faut-il s’y tenir, surtout dans la durée !

Quelques principes simples sont à mon sens absolument indispensables pour que votre liste ne finisse pas au fond de votre poubelle, avant même d’en avoir barré quelques entrées (avouons-le, quel bonheur de pouvoir barrer une tâche faite…).

 

On note des actions précises et simples :        

Tout d’abord, quand on note des tâches trop longues ou imprécises, celles-ci ont toutes les chances de ne jamais être faites. Certains projets nécessitent en effet plusieurs actions et prennent du temps. Il vaut donc mieux noter une action simple et précise, plutôt qu’un projet trop vague.

Si par exemple vous souhaitez changer de cuisine, notez la première étape du projet : « préparer une liste (!) de mes besoins » plutôt que « rénover la cuisine ». En effet, le fait de rénover une cuisine entraine en réalité un certain nombre de tâches intermédiaires. Le fait de ne noter que la première tâche incite bien plus à s’y mettre car c’est concret. Une fois réalisée, vous pourrez ensuite ajouter l’étape suivante (« démarcher les cuisinistes ») sur la liste et ainsi de suite.

Quand la tâche est concrète et rapide à réaliser, il y a moins d’excuses pour la repousser éternellement.

 J’ai commencé par ce point car il me semble essentiel. Si on fractionne bien ses tâches, il n’y a pas de raison de ne pas avancer. Trouver 5 minutes pour passer un appel ou remplir un document est plus facile que de devoir libérer une demi-journée pour traiter l’intégralité de ses tâches administratives.

Notez toujours des actions à faire et non pas des termes vagues.     
 

 

On planifie au maximum :    

Je retrouve souvent chez mes clients plein de petits papiers un peu partout avec des choses à faire. Pourquoi ça ne marche pas ?

Si l’intention est bonne (de décharger la tête et garder une trace pour ne pas oublier), il manque un élément essentiel : le temps pour faire la tâche en question. Il faut donc trouver un moyen pour que votre liste de tâches se rappelle à votre bon souvenir, et de préférence au bon moment !

Si une tâche peut être faite à une date précise, notez-là dans votre agenda ou calendrier. Lorsqu’on s’engage, on a plus de chances de s’y tenir. Faites comme si vous aviez convenu d’un rendez-vous chez le médecin. Vous avez planifié une tâche, alors pas question de la repousser à plus tard.

Cette planification est notamment importante pour les tâches urgentes. Si nécessaire, mettez un rappel sur votre téléphone pour penser au bon moment à ce que vous avez à faire.

 

alarme

 

 

Attribuez un code à chaque action en fonction du moment ou de l’endroit dans lequel vous pourrez la réaliser :

On pourrait faire une liste par domaine : privé, professionnel, courant,… mais multiplier les listes ne convient pas toujours. On peut donc tout à fait n’utiliser qu’une seule liste pour tout.

Dans ce cas, avec un simple système de code (couleur ou symbole), on s’y retrouve facilement.

Ainsi, si une tâche ne peut être faite qu’au travail, attribuez-lui un code spécifique. De même, si une tâche est à faire lorsque vous êtes sur l’ordinateur, là aussi, un code particulier sera nécessaire.

Le but ? Lorsque la liste s’agrandit, on évite de devoir la lire en intégralité à chaque fois et on ne passe en revue que les actions qu’on peut faire immédiatement selon l’endroit où on se trouve.

Si vous préférez tout de même créer plusieurs listes, attention à bien les garder ensemble. Cela vous permet de pouvoir noter une action sur n’importe quelle liste à tout moment.    
 

 

On note tout !    

Il vous arrive peut-être de vous dire « je ne note pas cette tâche car je m’en souviendrai ». Le risque est de ne plus savoir exactement où vous en êtes lorsque vous consulterez votre liste : y-a-t-il des tâches à faire plus urgentes ? Que dois-je faire d’autre ?

Vous aurez alors à chercher dans votre liste ET dans votre mémoire. En notant toutes les tâches, vous les centralisez toutes au même endroit et avez un aperçu complet du travail à faire.

Si la liste est vraiment trop énorme, demandez-vous quand même si toutes les tâches sont vraiment nécessaires. Je vois souvent des personnes qui ont envie de faire des choses mais les repoussent depuis des années. Quand on a vraiment envie ou besoin de faire quelque chose, on le fait. Si vous repoussez un projet indéfiniment, en avez-vous vraiment envie ?

Un exemple : Une cliente avait conservé tous ses tickets de caisse depuis plus de 15 ans pour vérifier ses comptes. Outre le fait que revenir 15 ans en arrière ne changerait plus rien car il y aurait largement prescription en cas d’erreur, si elle n’a pas réussi à le faire depuis aussi longtemps, c’est que ce n’était pas si important pour elle. Cet exemple est peut-être un peu extrême mais illustre bien le fait que parfois nous nous mettons la pression nous-mêmes pour des choses qui ne valent pas tant de temps dépensé.

 

collection tickets caisse

 

Pour finir, si certaines tâches de votre liste y restent indéfiniment, cherchez en la cause :

Vous manquez de motivation? Si la tâche est  vraiment obligatoire (la déclaration d’impôts !), dites-vous que plus vite c’est fait, plus vite c’est débarrassé ; et accordez-vous une récompense une fois terminé. Si au contraire ce n’est pas indispensable, réfléchissez à la raison réelle qui vous pousse à vouloir faire cette tâche. Ne vous créez pas des contraintes inutiles.

L’action notée est-elle trop longue à faire ? Dans ce cas,  fractionnez-la en actions plus petites ou bloquez-vous une fois pour toute une date pour la faire.       


 Quand vous ajoutez une tâche à votre liste, essayez de vous imaginer en train de la faire. Est-ce réaliste ? Ça vous semble bien clair ? Si non, pourquoi ?

Souvent on procrastine (= on remet les choses à plus tard) car on ne sait pas vraiment comment gérer une tâche. C’est surtout valable quand on doit prendre une décision et qu’on hésite. Dans ce cas, on peut la fractionner en se demandant qui pourrait nous aider ?

La tâche se transforme alors en un appel ou un contact vers une personne grâce à qui le choix serait plus facile à faire.

 

Mais au fait, pourquoi faire des listes ?        

Notre cerveau ne peut pas retenir plus que quelques informations à la fois. Et devoir se rappeler sans arrêt qu’il ne faut pas oublier telle action à faire peut être stressant. Personnellement quand je dois penser à quelque chose, ça tourne en boucle en tête et ça ne veut même pas dire que je vais y penser au moment venu.

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Si vous ne vous reconnaissez pas dans cette situation, vous n’avez sans doute pas besoin de faire des listes. En revanche, si vous avez abandonné les listes car vous n’arriviez pas à les tenir, ça vaut le coup de réessayer en notant des actions précises, à planifier au maximum. Et si le contenu est trop important, ajoutez des codes (couleur ou symboles) pour répartir les différentes actions à faire.

 

En résumé, ne se trouvent sur votre liste que des actions précises, non planifiables (car dans ce cas elles seraient dans votre agenda ou en rappel dans votre téléphone), séparées par contexte ou regroupées sur une même liste avec un système de code.

 

 

 

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17/09/2018

Quand le bazar devient une pathologie

accumulation

Vous avez peut-être déjà entendu parler du syndrome de Diogène, ou plutôt vu dans un reportage une maison remplie de déchets (bouteilles plastiques, …) jusqu’au plafond.

L’encombrement à son extrême est classé comme trouble du comportement, qui associe la plupart du temps l’accumulation d’objets à un isolement social.

 

Qui est touché ?

Le syndrome de Diogène touche majoritairement des personnes âgées, vivant seul. Ce syndrome apparait très souvent suite à un choc psychologique tel que le décès d’un proche. Mais ces cas ne sont pas systématiques et ce syndrome peut se développer dans toutes les classes d’âge et toutes les classes sociales.

 

Comment reconnaitre ce syndrome ?

Si vous avez l’impression de trop accumuler, pas de panique, il faut vraiment être dans l’extrême pour que cette accumulation soit considérée comme pathologique.

Beaucoup de personnes n’arrivent pas facilement à se débarrasser de leurs objets, et cela pour plusieurs causes possibles. Les plus fréquentes sont :

  • La peur d’en avoir besoin un jour : on s’imagine alors facilement une situation très hypothétique dans laquelle on pourrait avoir besoin de cet objet
     
  • L’aspect sentimental de l’objet : on n’ose pas s’en débarrasser notamment lorsqu’il s’agit d’un cadeau car on ne veut pas vexer la personne qui nous l’a offert
     
  • La culpabilité quand un objet nous a couté cher : les erreurs d’achat arrivent à tout le monde mais quand on s’en rend compte, le sentiment de gâcher de l’argent nous empêche de nous débarrasser de l’objet en question
     

Pour diagnostiquer un syndrome de Diogène, on observe principalement une accumulation excessive d’objets : la personne n’a plus la notion de déchet, elle ne fait plus la distinction entre les déchets et les objets et conserve tout. A cela s’ajoute un manque d’hygiène corporelle, ainsi qu’un fort isolement social.

Vos nombreuses collections de souvenirs et autres ne suffisent donc pas à vous rendre atteint par ce syndrome.

 

A ne pas confondre avec la syllogomanie…

Le fait d’amasser un très grand nombre d’objets n’implique pas systématiquement la présence du syndrome de Diogène. Il pourrait en effet être confondu avec la syllogomanie qui elle consiste à collectionner des objets de manière excessive.

La personne souffrant de syllogomanie ne peut pas se résigner à jeter les objets qu’elle possède, et encombre ainsi son domicile au point de réduire son espace vital.

Ces deux troubles sont assez proches mais pas synonymes : si on schématise, la syllogomanie est une accumulation compulsive d’objets se rapprochant plus du TOC, n’incluant pas forcément une mauvaise hygiène.

Elle peut en revanche aboutir au syndrome de Diogène, qui lui est une vraie pathologie, où l’on note un isolement social et un manque d’hygiène en plus d’une accumulation d’objets ET de déchets.

 

Comment ça se soigne ?

Le syndrome de Diogène étant un trouble mental, le coach en rangement ne peut pas soigner les personnes souffrant de ce syndrome. Il faut faire appel à la médecine.

De plus, forcer la personne atteinte à ranger ne suffit pas à la guérir, au contraire. Le rangement peut être un vrai déchirement et n’empêchera pas la situation de revenir.

Enfin, le syndrome de Diogène étant souvent associé à d’autres problèmes psychiatriques, il faut traiter l’ensemble des problèmes pour avoir une guérison efficace.

Malheureusement, le diagnostic n’est souvent pas posé car la personne est devenue tellement isolée qu’elle ne laisse plus personne entrer chez elle et refuse toute aide extérieure. L’état de l’habitat est alors dans de nombreux cas constaté au moment du décès de la personne.

 

Et les collectionneurs ?

Werner Muensterberger, psychanalyste américain définit la collection comme le fait de sélectionner, regrouper et conserver des objets de valeur subjective.

On retrouve donc cette notion d’accumulation, mais de manière plus ordonnée et cadrée. Le collectionneur ne garde pas tout et n’importe quoi mais seulement un type bien précis d’objets (ou plusieurs pour les pluti-collectionneurs).

Comme pour un achat compulsif, l’acquisition d’un nouvel objet dans sa collection procure un plaisir immédiat mais éphémère, qui peut pousser à chercher en permanence de nouveaux objets.

 

collection

 

Le collectionnisme peut-il être pathologique ?

Nous avons quasiment tous commencé un jour ou l’autre une collection (pour ma part, c’était les papiers à lettre Diddl au collègue). Cela n’a rien d’un toc ou d’une pathologie quelconque.

D’après le psychiatre Robert Neuburger, le comportement d’un collectionneur devient dangereux quand « l’aspect passionnel prend le dessus et qu’il perd toute notion de réalité. Ce sont des cas rares, bien sûr. Quant aux collectionneurs “normaux”, même s’ils ne souffrent pas d’une maladie, ils ne guérissent pas du “collectionnisme”. C’est une véritable dépendance. Un peu comme l’alcoolisme ou le jeu. A la différence que cette assuétude est plutôt sympathique”. »

 

Savez-vous qu’il existe des termes pour désigner une collection en fonction du type d’objet concerné ? Un suidéphile par exemple collectionne ce qui concerne les cochons, un cervalobélophile collectionne les étiquettes de bière …

 

 

 

 

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